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INFO & ÉVÈNEMENTS
............................................................................................. MÉMORANDUM SUR LA CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LA PAIX, LA SÉCURITÉ ET LE DÉVELOPPEMENT EN AFRIQUE CENTRALE ET DES GRANDS LACS: POSITION DE LA COMMUNAUTÉ CONGOLAISE ET AUTRES ORGANISATIONS DE LA DIASPORA CONGOLAISE. Introduction Les nombreux paramètres qui accompagnent chaque situation nouvelle dans les relations entre les États sont des constructions politiques qui créent, certes, des contraintes, mais qui ouvrent aussi de nouvelles avenues de changement pour le bien-être de l’humanité et de l’équilibre global. Nous apprécions, certes, la volonté et les efforts de la communauté des États pour le rétablissement de la paix dans cette région. Toutefois, l’organisation d’une conférence internationale sur la paix, la sécurité et le développement dans la région des Grands Lacs africains n’est ni urgente, ni d’une nécessité primordiale pour la sous-région dans les circonstances actuelles. La réussite ou l’échec de ce processus anticipé sont fonction de la convergence ou de la divergence du contenu des stratégies et des enjeux poursuivis par les différents acteurs régionaux et internationaux. La paix, la sécurité et le développement dans cette partie du monde auront leurs fondements en RDC ou n’auront pas lieu. La RDC demeure le poumon économique de la région. Sachant que l’état d’urgence en RDC d’après-guerre nous interpelle à relever des défis énormes sur tous les plans, afin de répondre aux priorités d’ordre national, cet état des choses devrait préoccuper la communauté des États influents du globe et l’Union Africaine à se pencher vers ces priorités, en soutenant avant tout les efforts du peuple congolais qui tient à la réussite et à l’aboutissement de la transition en cours en RDC avec l’organisation des élections libres et transparentes dans les delais préscrits. Le peuple congolais a donc ses priorités urgentes. À l’instar de tous les autres pays de la région, avant de s’engager dans une démarche de coopération internationale, la RDC a besoin de sa souveraineté, de son intégrité ainsi que d’une administration territoriale efficace et d’un gouvernement légitme qui sera mandaté à prendre des décisions qui engageraient le peuple à court, à moyen ou à long termes, tant au niveau national qu’international. En effet, compte tenu des particularités des régimes étatiques des pays de cette sous-région, d’une part, et de la réalité sur le terrain, surtout de la situation que traversent actuellement la République Démocratique du Congo (RDC) et sa population, d’autre part, il y a lieu de se questioner sur la raison majeure de l’anticipation d’une telle démarche assez complexe visant la coopération à l’échelle régionale dans un climat d’insécurité. Une telle démarche devrait être la résultante ou l’aboutissement des efforts consécutifs dans un contexte de stabilité minimale sous-régionale et des performances démocratiques des acteurs étatiques dans leurs pays respectifs, sur les plans socio-politique et économique. C’est-à-dire, leurs performances dans la bonne gouvernance et le respect des droits de la Personne, des droits nationaux et internationaux. En d’autres termes, la pertinence, voire le succès d’une telle initiative aux dimensions régionale et internationale exige au préalable, dans ce cas précis, la stabilité et l’amélioration de l’environnement socio-politique et économique dans chaque pays respectif. Nous sommes encore loin de cette réalité dans ladite sous-région. Par ailleurs, il importe de souligner que la RDC est le seul pays au monde, où les violations massives des droits nationaux et internationaux, les pillages des ressources ainsi que les horreurs commises systématiquement durant toute l’époque contemporaine n’ont jamais été réellement condamnées ni sanctionnées. Cette tendance à banaliser, voire à faire abstraction des crimes des masses, des crimes contre l’humanité et d’actes de génocides commis à l’endroit du peuple congolais jusqu’à nos jours, entraine de facto le scénario répétitif et le cercle vicieux des conflits pour le Congo, des crises infernales à l’échelle internationale avec des conséquences inéluctables pour les relations internationales et la dignité humaine. Cette réalité néfaste de la politique internationale sur la RDC engendre la déstruction du tissu sociétal et la décadence économique, d’une part, et elle paralyse le développement de la RDC et d’une grande partie de l’Afrique sub-saharienne sur tous les plans, d’autre part. Ainsi, nous pensons qu’il n’est pas possible de parler de la paix, de la sécurité et du développement sous-régional dans un avenir proche ou lointain en faisant abstraction des priorités et de l’épreuve du présent en RDC. Ce serait poser devant l’histoire et hors de l’histoire un ideal abstrait, figié et utopique dans le mauvais sens. Les priorités de la RDC sont: l’organisation des élections libres et transparentes, la sécurité nationale, l’instauration d’un État de droit et l’obtention de la justice-réparatrice pour les crimes commis en RDC pendant la guerre d’agression et d’occupation; la reconstruction de la RDC. Pour ce, la «première guerre mondiale africaine» (1996-2003) qui, telle que l’avait qualifiée Madeleine Albright, a massivement ravagé la RDC ces dernières années, devrait mûrir la conscience universelle et rapprocher l’Occident d’avec la RDC et l’Afrique centrale, dans une nouvelle dimension semblable à celui de l’après-guerre mondiale; un rapprochement imprégné d’un sens plus élevé de justice, de respect des droits internationaux et de responsabilité réciproque, d’interdépendances et d’intérêts communs, pour mettre fin á l’imbroglio congolais qui décime impunément ce peuple depuis plus de deux siècles jusqu’à nos jours. Ce nouveau rapprochement se veut reel, progressif entre nations et peuples souverains. Dans ce contexte, l’on ne peut pas parler de paix en RDC et dans toute la région sans justice-réparatrice pour des atrocités comises en RDC pendant la guerre d’agression et d’occupation (1998-2004). Cette démarche exige une volonté nouvelle qui doit faire preuve de maturité humaine, voire d’un renouveau dans la politique internationale et dans les relations entre l’Occident et les pays de l’Afrique centrale, notamment la RDC. La paix, la sécurité et le développement dans cette partie du globe dépendent, en grande partie, de ce renouveau politique. On peut à partir de là émettre les trois remarques suivantes: Nous vivons à une époque où, comme bien des signes nous portent à le croire, semble privilégier le droit de faire du commerce et de conclure des transactions d’affaires au détriment du droit au développement social (humain, économique) et de la protection des droits fondamentaux de la Personne dans les pays situés en marge de l’économie mondiale. Ainsi, pour restaurer un peu d’équilibre dans ce nouveau millénaire, nous aimerions attirer l’attention sur les points suivants: 1) Il est important de reconnaître qu’entre le niveau des forces abstraites du marché à l’échelle mondiale et le niveau local, il existe un palier intermédiaire: celui des stratégies des acteurs, qu’ils s’agisse de l’État, des citoyens (la société civile), des entreprises ou des organisations non gouvernementales (multilatérales), et par conséquent, un palier d’intérêts, de rapports de force, de contrôle et de responsabilités de chacun des acteurs. 2) Le palier intermédiaire ouvre la voie au changement dans des domaines divers, des changements dont les résultats ne sont pas prédéterminés, et qui permettent donc aux différents acteurs animés par des intérêts et des objectifs différents de mettre de l’avant des stratégies de règlements et de législations de rechange pour prévenir le chaos et l’anarchie du temps pré-moderne (comme ce fut le cas après la seconde guerre mondiale). 3) Cette perspective laisse entrevoir des possibilités très réelles et très faisables, de nouvelles formes de coopération Nord-Sud, entre différents acteurs internationaux prêts à amarrer la promotion des intérêts économiques respectifs à un mécanisme de surveillance et de mise en œuvre des mesures de protection des droits de la Personne dans les régions du globe, où les intérêts économiques occidentaux, ici le Canada par exemple, sont présents et importants. De telles initiatives doivent s’accompagner d’un processus permanent de production et de diffusion d’informations sur le commerce, les investissements et les programmes de soutien et de coopération internationale qui doivent être mises à la disposition des citoyens et des organismes nationaux dans le but de responsabiliser politiquement et socialement le peuple et faire en sorte que le gouvernement rende compte de ce qu’il fait à ses citoyens. De la conférence internationale sur la paix, la sécurité et le développement en Afrique des Grands Lacs. Notr position est la suivante: I.Il faut procéder à un réexamen en profondeur des politiques internationales et nationales de tous les pays de la sous-région concernée, avant et après leur indépendance, pendant et après la guerre froide; et actuellement dans le contexte de «l’extrême libéralisation» du commerce international, phénomène auquel ces pays ne sont apparemment pas préparés et les entraîne dans la folie meurtrière au-delà des limites acceptables; PUIS EN TIRER LES CONCLUSIONS ET DES LEÇONS. II.Exiger et obtenir un Tribunal Pénal International pour la RDC en guise de justice–réparatrice indispensable pour panser les plaies de l’histoire, réconcillier les valeurs envue de prévenir le chaos, de garantir la paix durable, la sécurité et le développement en RDC et dans la région; mettre fin à l’impunité en RDC et dans la sous-région pour construire progressivement l’avenir collectif au niveau régional. Lever l’embargo sur les armes en RDC. Dans cette région du globe, la paix durable aura ses fondements d’abord en RDC ou n’aura pas lieu. III.La partition de la République Démocratique du Congo (RDC) est à désavouer fermement et à exclure. L’unité, la stabilité et l’indivisibilité de ce pays (la RDC) sont la pierre angulaire de la paix dans la région. Pour se développer et promouvoir la sécurité humaine, le progrès économique et la stabilité dans la région, la RDC a besoin de sa souveraineté, d’une Armée Nationale forte et de se donner un leadership honnête, sérieux et responsable, moins préoccupé par le pillage, la razzia que par la redistribution. C’est pourquoi, toute solution qui n’affirme pas de manière la plus claire le caractère non négociable de la souveraineté de la RDC devrait être abandonnée. En outre, il y a une volonté majoritaire, voire unanime, de constituer une fois pour toute un vrai pays, une vraie République fondée sur des bases démocratiques et sur une citoyenneté défendable envers et contre tous. IV.Pour garantir la stabilité nationale et régionale, Kinshasa doit avoir le contrôle de tout le territoire de la RDC. La perte de son contrôle sur les moyens de la violence légitime ou la décentralisation de ces moyens au profit de groupes armées privés conduit à des réactions en chaîne impossibles à maîtriser. Et si le gouvernement de Kinshasa n’a pas de contrôle de tout son territoire à cause de ses voisins envahisseurs, ceux-ci annulent eux-mêmes leur principal argument de «sécurité», car leur agression dans un Congo désintégré et fragilisé, garantit un sanctuaire aux opposants à leurs régimes respectifs qu’ils cherchent continuellement à neutraliser. L’on aboutit donc à un parfait retournement des causes en conséquences. V.Faire appliquer des sanctions réelles à l'endroit des régimes rwandais, burundais et ougandais pour que cette vilaine situation ne se répète plus dans l'avenir de l'Afrique et du Congo. S'appuyer sur les résolutions de Nations-Unies (1232, 1304); un organe représentant toutes les nations membres et qui reconnaît l'agression et l'occupation de la RDC par le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi, et qui ensuite, exige le retrait des troupes armées de ces pays de la RDC, sachant que les accords de Lusaka ne concernent pas le peuple congolais, mais les (ex)-parties en conflit Les trois pays envahisseurs de la RDC, en l’occurrence le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi sont tous des pays enclavés et sans ressources naturelles significatives. La région a donc besoin d’une solution qui empêcherait ces trois pays chaotiques de répondre à la pénurie par la violence armée, la prédation démesurée et la razzia, cela les arracherait à l’implosion. Le problème de la RDC est donc diamétralement opposé à celui de ses trois voisins agresseurs de l’Est cités plus haut. Les solutions, elles aussi, doivent être elles-mêmes envisagées de manière opposée, mais complémentaire, sous forme d’une coopération bilatérale entre deux grandes confédérations régionales. D’une part : les pays de l’Afrique centrale et australe: la SADC (Southern Africa Development Community) dont la RDC fait partie, et d’autre part, une autre confédération qui regrouperait le Burundi, le Kenya, le Rwanda, l’Ouganda et la Tanzanie, tous situés à l’Est du continent africain et où il y a assez d’espace de terres fertiles et ces pays partagent presque la même culture traditionnelle, ouvert à l’océan indien. Ceci mettra fin à l’ enclavement du Rwanda-Urundi et de l’Ouganda, à la pénurie et à l’intolérance infernale Hutu-Tutsi. VI. Examiner les retombées de nos politiques en matière de commerce et d’investissements à l’échelle internationale, non seulement sur le plan de leurs effets sur les normes fondamentales de travail ainsi que sur les droits sociaux, politiques et économiques, mais aussi en ce qui concerne la capacité des pays de ladite région d’adopter des mesures et des programmes sur des questions comme la gestion des ressources non renouvelables, la sécurité sociale (humaine) et la protection de l’environnement. VII. Examiner encore une fois les normes actuelles régissant les pratiques des entreprises multinationales de manière à dégager des lignes directrices à l’intention des intérêts économiques et commerciaux Nord-Sud qui soient au moins alignées sur les normes minimales de travail établies par l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Et pour qu’il y ait cohérence entre les diverses institutions, il faudra prévoir des mécanismes qui doivent à tout prix éviter que la signature d’une convention dans tel domaine ne soit pas neutralisée par d’autres accords commerciaux ou forums interposés. VIII. Accepter que les pays de ladite région soient aussi dirigés par des élites compétentes et surtout responsables qui peuvent établir un certain équilibre viable entre la politique nationale et internationale, sans nuire brutalement à l’ordre, à la stabilité et à la sécurité nationale, régionale et internationale. La politique d’imposition des dirigeants cruels aux visées ambiguës et hégémoniques (?!) qui sèment le chaos et la terreur dans la région est à désavouer fermement. IX. La solution pour la paix et la stabilité politique dans cette région du monde serait, si possible, un genre de «Plan MARSHALL pour l’Afrique centrale», auquel toute la communauté internationale participerait et par lequel ces peuples seraient respectivement informés et préparés aux règles de la démocratie au niveau national, au respect des accords internationaux et aux valeurs humaines universelles de notre époque. Les richesses de la RDC, au lieu de financer l’anarchie, le chaos et la décadence humaine, financeraient la reconstruction du pays et en partie ce «plan Marshall» pour l’Afrique centrale, après cette guerre mondiale africaine; renforcer les liens de coopération Nord-Sud dans un contexte légitime, pacifique, acceptable pour tous. X. Favoriser, d’une façon mûre et responsable la réduction du syndrome des conflits ethno -politiques, surtout au Rwanda-Urundi, sans parti pris. Conclusion Nous insistons sur le caractère non négociable de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la RDC et de tous les pays de la région concernée. Pour que ce principe demeure sacré et respecté par tous les acteurs étatiques, il est indispensable d’exiger l’instauration des conditions qui rendent chaque État plus responsable de ses actes, conformément aux normes internationales. Ces mécanismes rendront inutile la guerre de tous contre tous. Ces conditions se résument dans l’application et la mise en valeur des principes démocratiques et la nécessaire consolidation de l’État de droit dans chaque pays respectif de cette partie du globe. Ce paradigme est incontournable, car les acteurs étatiques de cette région du continent africain ne pourront pas éternellement nier leur entière responsabilité dans l’instauration des régimes en tout semblables aux précédents qu’ils ont pourtant combattus pour se hisser au pouvoir. Quand ces régimes, notamment au Rwanda-Urundi et en Ouganda, ne pourront plus invoquer l’état d’exception, ils seront à court d’arguments, incapables de justifier valablement qu’une dictature à caractère ethnopolitique, basée sur la culture d’armement et l’exclusion, ait remplacé sans ambages un totalitarisme pourtant promis à l’abolition. Il faudra que tous les pays de ladite région se commettent avec la démocratie ou qu’ils se démettent avant de passer à l’étape supérieure de la coopération internationale. L’impératif démocratique et le respect des droits internationaux sont la condition sine qua none pour la sécurité, le développement et la coopération internationale dans cette région du monde. La justice-réparatrice pour la RDC constitue l’élément fondamental d’un avenir pacifique. Si la communauté des États influents du globe tient à promouvoir la paix, la sécurité et le développement en Afrique centrale et des Grands lacs, elle devrait, à notre avis, favoriser d’abord la consolidation de l’impératif démocratique dans chaque pays respectif, d’une part, et mettre l’accent sur le rétablissement de la paix en RDC et l’aboutissement de la transition en cours pour l’instauration d’un État de droit, sans lequel tout projet de société serait voué à l’échec. La paix et la coopération sous-régionales ne pourront être possibles qu’avec la fin de l’impunité sous-régionale au profit d’une justice-réparatrice à l’endroit du peuple congolais et de la RDC. Rappellons-nous qu’avant l’Union Européenne, il y a eu le tribunal de Nuremberg en RFA. Le Canada a un rôle important à jouer auprès de la MONUC dans le rétablissement de la paix en RDC et dans l’équilibre régional, non seulement en tant que membre du CIAT, mais aussi, comme l’un des acteurs internationaux influents dans le domaine de maintien de la paix et de sécurité globale. Ces pistes d’actions demeurent fondamentales et incontournables si l’on veut réellement contrer les chaos dans cette partie du globe. Il est claire qu’il s’agit là, à l’instar du monde d’après la seconde guerre mondiale, de problèmes complexes où entrent en jeu plusieurs intérêts divergents et de nombreux paliers de responsabilités ainsi qu’un grand nombre d’acteurs. Mais cette complexité ne doit en aucun cas servir d’écran de fumée devant la gravité et l’urgence de la situation en cours en RDC, des problèmes liés, entre autres, à l’incohérence de la politique étrangère et à la conjoncture du système international. Ainsi, cette complexité doit au contraire indiquer une seule direction à suivre: le renouveau dans les relations Nord-Sud, ici les pays influents de notre système international et la RDC, et toute la région, ayant comme dénominateur commun le respect des intérêts communs au troisième millénaire. Que les Congolais de la diaspora soient invités, dans la mesure du possible, à participer aux préparatifs de la conférence internationale sur la paix dans la région des Grands lacs et à toutes rencontres importantes sur le Congo et que leurs propositions soient prises en compte. La Communauté Congolaise de Montréal Métropolitain (CoCoM)/Canada, conjointement avec toutes les organisations congolaises membres de ce comité invitent les Nations Unies à rompre le cercle vicieux dans leur mode d’intervention en RDC et à prendre très au sérieux le rendez-vous que leur offre le peuple congolais, encore une fois, durant cette période charnière. Pour la Communauté Congolaise de Montréal Métropolitain (CoCoM)-CANADA Dolly Nawezi MAKAMBO & Jeanne-Marie SINDANI P. Président, et Vice-Présidente & Présidente de l’ACDS (www.acds.cd) ............................................................................................. JIF: Ruberwa hué et maudit par les femmes au Palais du peuple à Kinshasa, le 08 mars 2004 Journée internationale de la Femme : Ruberwa hué et maudit par les femmes au Palais du peuple! Ecoeurées par des images et la présence des mutilées qui se sont présentées physiquement, les femmes congolaises n'ont pas permis au vice-président de prendre la parole. Ulcéré, ce dernier sest résigné à quitter la salle Kinshasa , 09.03.2004 | Politics Cest par des termes « Bima » et « Dégagé » que les femmes congolaises, toutes catégories confondues et réunies hier au palais du peuple pour célébrer la journée internationale de la femme, ont manifesté leur mécontentement à lendroit du vice-président de la République, Maître Azarias Ruberwa. Celui-ci était venu rencontrer les femmes, au nom du gouvernement, en vue de se faire remettre le document sur les stratégies du Genre. Mais avant son arrivée, bien des choses sétaient passées. Entre femmes, les photos de violences sexuelles faites aux femmes pendant la guerre ont circulé dune main à lautre et provoquant des ressentiments contre les ex rebelles qui avaient occupe lEst du pays. En plus des photos, les femmes victimes de plusieurs formes de mutilation, venues de lEst, étaient présentes et sattiraient la compassion de toutes leurs congénères. Bref, des vues insupportables et effroyables avaient pratiquement planté le décor des événements qui allaient suivre. Ainsi, en présence de la ministre de la Condition Féminine et Famille, Mme Faïda Muangilwa, ainsi que du représentant résident du PNUD (Programme des Nations Unies pour la Développement), M. Herbert Mcleod, M Ruberwa devait présider cette grandiose manifestation, organisée à loccasion de la journée internationale de la femme. Au lieu dune manifestation de joie, cétait plutôt une manifestation de colère qui a été organisée par lés femmes congolaises. Sur lesplanade du palais du peuple, les femmes habillées en pagne prévu pour la circonstance, avaient donné le ton en lançant des chansons contre les crimes odieux commis par les forces rebelles. A lintérieur de la salle, toutes ces chansons étaient reprises en chSur par les femmes qui avaient déjà pris place. Malgré ce premier incident, la ministre de la Condition Féminine et Famille, Mme Faïda Muangilwa, a présenté le document sur les stratégies du Genre au gouvernement de transition. Celui-ci contient six axes dont, le renforcement des capacités des femmes, lassainissement de lenvironnement économique, laccès facile aux soins de santé pour les femmes, laccès facile à léducation pour les femmes, la formation des femmes, lexécution du Genre. La République Démocratique du Congo, entant que membre de lONU (Organisation des Nations Unies), a signé et ratifié des conventions et accords internationaux qui jusquà ce jour nont pas été appliqués. Le représentant du PNUD a, à cette occasion, affirmé lengagement du PNUD à accompagner les efforts du gouvernement de transition pour mettre fin à toutes les formes de violences faites à la femme. Au moment où le vice-président devait prendre la parole pour répondre aux femmes, au nom du gouvernement, celles-ci ne lui ont pas laissé cette occasion. Elles se sont mises à chanter et à chahuter en vue détouffer la voix du vice-président chargé de la commission Défense et Sécurité. Toute tentative de reprendre la parole après un moment daccalmie était impossible. Et la cérémonie qui devait se poursuivre jusqu'au centre Kimbanguiste, s'est déroulée en labsence du vice-président et de la ministre de la Condition Féminine et Famille. Pourtant, on remarquera en ce lieu, des femmes congolaises venues rehausser une fois de plus de leur présence la cérémonie de lancement officiel de linitiative conjointe de lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes. Organisée par le système des Nations Unies, cette initiative conjointe traduit la détermination de la communauté nationale et internationale à prendre les positions qui simposent et mobiliser les ressources nécessaires pour aller à lassaut des violences faites aux femmes et aux enfants. Invitée à cette manifestation, Mlle Hortense Basuki, âgée de 13 ans, habitant la ville de Kindu, violée au mois de septembre dernier par 5 militaires, a donné son témoignage. Par la même occasion, elle a sollicité lappui des femmes kinoises pouvant lui permettre de suivre des soins médicaux appropriés. Il sied de souligner que linitiative conjointe prévoit des actions sur terrain, entre autres, assurer les soins médicaux des victimes, leur détraumatisation, ainsi que leur protection judiciaire économique. N.M.S | Uhuru ............................................................................................................................ Congo Kin: J.Kabila demande à CPI d'enquêter sur des crimes de guerre Mis en ligne le 19/04/2004 à 16:33 Le président congolais Joseph Kabila a demandé par écrit à la Cour pénale internationale (CPI) d'ouvrir une enquête pour d'éventuels crimes de guerre commis dans son pays, a confirmé lundi le procureur en chef de la CPI, Luis Moreno Ocampo. Le magistrat argentin avait déjà annoncé en septembre dernier son intention d'examiner les cas de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité commis dans le district de l'Ituri, déchiré depuis 1999 par des combats interethniques qui ont fait environ 50.000 morts. Mais le fait que le chef de l'Etat congolais formule lui-même la demande est de nature à faciliter le travail de M. Moreno Ocampo. La requête du président Kabila, qui date du 3 mars dernier, risque toutefois, notent les observateurs, à crisper le climat de la transition en RDC, qui rassemble les anciens belligérants de la guerre civile de 1998-2002. (NLE) © BELGA LA HAYE 19/04 ........................................................................................................................... On raconte une histoire très amusante et très révélatrice à propos d'un groupe de Blancs qui en avaient marre des Noirs. Ces Blancs avaient décidé, d'un commun accord, de s'évader vers un monde meilleur. Ils étaient donc passés par un tunnel très sombre pour ressortir dans une sorte de zone nébuleuse au coeur d'une Amérique sans Noirs, où toute trace de leur passage avait disparue. Au début, ces Blancs poussèrent un soupir de soulagement. Enfin, se dirent-ils, finis les crimes, la drogue, la violence et le bien-être social. Tous les Noirs ont disparu. Un monde sans noirs ??? Mais soudainement, ils furent confrontés à une toute autre réalité, la nouvelle Amérique n'était plus qu'une grande terre aride et stérile. Les bonnes récoltes étaient rares car le pays s'était jusque là nourri grâce au travail des esclaves noirs dans les champs. Il n'y avait pas de villes avec d'immenses gratte-ciel, car Alexander Mills, un Noir, avait inventé l'ascenseur et, sans cette invention, on trouvait trop difficile de se rendre aux étages supérieurs. Il n'y avait pratiquement pas d'automobiles, car c'était Richard Spikes, un Noir, qui avait inventé la transmission automatique. Joseph Gammel, un autre Noir, avait inventé le système de suralimentation pour les moteurs à combustion interne, et Garret A.Morgan, les feux de circulation. En outre, on ne trouvait plus de réseau urbain express, car son précurseur, le tramway, avait été inventé par un autre Noir, Elbert R. Robinson. Même s'il y avait des rues où pouvaient circuler automobiles et autres rames ferroviaires express, elles étaient jonchées de papier et déchets, car Charles Brooks, un Noir, avait inventé la balayeuse motorisée. Il y avait très peu de magasines et de livres car John Love avait inventé le taille-crayon, William Purvis, la plume à réservoir, et Lee Burridge, la machine à écrire, sans compter W.A. Lovette avec sa nouvelle presse à imprimer. Vous l'avez deviné ? Ils étaient tous des Noirs. Même si les Américains avaient pu écrire des lettres, des articles et des livres, ils n'auraient pu les livrer par la poste, car William Barry avait inventé le tampon manuel et Phillip Downing, la boite aux lettres. Le gazon était jaunâtre et sec, car Joseph Smith avait inventé l'arrosoir mécanique, et John Burr, la tondeuse à gazon. Lorsque les blancs entrèrent dans leurs maisons, ils trouvèrent que celles-ci étaient sombres, pas étonnant, Lewis Latimer avait inventé la lampe électrique, Michael Harvey, la lanterne,Grantville T. Woods, l'interrupteur-régulateur automatique. Enfin leurs maisons étaient sales car Thomas W.Steward qui avait inventé la adrouille (balai), et Lloyds P.Ray, le porte-poussière. Leurs enfants les accueillirent à la porte pieds nus, débraillés et les cheveux en broussaille, à quoi fallait-il s'attendre ? Jan E. Matzelinger avait inventé la machine à formes de chaussures, Walter Sammons, le peigne, Sarah Boone, la planche à repasser, et George T.Samon, la sécheuse à linge. Les Blancs se résignèrent finalement à prendre une bouchée, dans tout ce chambardement, mais pas de chance, la nourriture était devenue pourrie car c'était un autre Noir, John Standard, qui avait inventé le réfrigérateur. N'est-ce pas étonnant? Que serait le monde moderne sans contribution des Noirs? Martin Luther King Jr. a dit un jour " Quand vous êtes prêts à partir pour le travail, sachez que la moitié de toutes les choses et de tous les appareils dont vous vous êtes servis avant de quitter votre maison a été inventée par des Noirs. Tout ça pour vous dire chers frères et soeurs que l'histoire des Noirs ne se résume pas seulement à l'esclavage quand nous pensons à Fréderik Douglass, Martin Luther King Jr, Malcolm X, Marcus Garvey et Du Bois. Bonne réflexion !! Envoyez ce message à tout le monde afin que tous sachent la vérité, c'est le minimum que nous puissions faire pour leur rendre hommage. Comme disait Bob Marley "Time will tell" (le temps le dira). A bon entendeur salut... |
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