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ACDS_Axe_Intervention_Sociale
ACDS_Axe_Intervention_Sociale
La République Démocratique du Congo est sécouée par une crise infernale depuis au moins 10 ans. La guerre qui ravage en silence ce peuple au centre du continent africain est la plus grande et douloureuse crise humanitaire depuis la seconde guerre mondiale. Mais pour des raisons d'intérêts économiques et financiers internationaux, les médias se taisent et le peuple congolais est cruellement menacé d'extermination. Le pays est systématiquement pillé par les gouvernements et les troupes armées des pays voisins: le Rwanda, l'ouganda, le Burundi, le Zimbabwe et l'Afrique du sud notamment... Les axes d’intervention sociale de l’Agence Congolaise pour le Développement et la Sécurité Sociale (ACDS) devront favoriser, à titre d’un apport essentiel dans la sécurité sociale et humaine, à redonner aux congolais le droit et le sens de la protection de la vie, s'engager à la sécurisation des familles déplacées par la guerre, soutenir les femmes victimes de la violence sous toute ses formes. L'ACDS veut aussi contribuer processus de reconstruction nationale, la réinsertion et la sécurisation de la vie sociale de la femme en RDC, contribuer au soutien et à la valorisation de l’autonomie financière des femmes Congolaises et à leur participation effective dans la gestion de l’économie nationale pour le bien être communautaire et la sécurité sociale en RDC. Au niveau international, l'ACDS a pour mission essentielle de mettre en place des relations de partenariat et de coopération internationale fiables en matière des échanges d'informations pour sensibiliser les médias sur la crise humanitaire en RDCongo. L'ACDS evisage la promotion, dans un proche avenir, des échanges technologiques, scientifiques et culturels entre la RDC et d'autres organisations internationales solidaires à la cause congolaise. Sur le plan communautaire, l'ACDS veut apporter un soutien efficace au processus d’intégration des jeunes ressortissants Congolais et dans leur encadrement social au Québec/Canada et en Allemagne. Identification des enjeux socio-économiques et l’importance du rôle de la femme Depuis les sociétés traditionnelles jusqu’à nos jours, c’est au sein de la communauté féminine que l’on trouve les éléments les plus dynamiques et les mieux organisés dans les secteurs économique et social en RDC. Non seulement qu’elles constituent l’écrasante majorité de la population congolaise et sont responsables de l’éducation des enfants, mais aussi dans le secteur informel (marché - commerce, production agro - alimentaire, etc.) les femmes Congolaises sont les reines du marché populaire et redonnent de l’élan à l’économie du marché national et assurent la survie du commerce local. Grâce à leur sens organisationnel autonome et à leur finesse dans la gestion de leur petit budget de survie familiale; et surtout grâce à leur courage et leur ténacité, elles ont pu survivre et même faire vivre leurs familles durant les périodes les plus douloureuses de leur histoire. Cependant, le dynamisme de cette main d’œuvre effective voir largement disponible pour le redressement socio - économique du pays demeure constamment et quasiment délaissée à elle - même et non intégrée dans le secteur formel de l’économie nationale congolaise. En RDC, l’émergence progressive de la crise économique depuis le milieu des années quatre-vingt a connu une recrudescence très remarquable au début des années 1990 avec la décadence du régime de Mobutu, pour atteindre son paroxysme avec l’éclatement des deux guerres successives, notamment l’invasion meurtrière depuis août 1998 (C. Young& T. Turner : 1985; Zaïre - Afrique: 1993; Pierre Lumbi: 2000; Erik Kennes: 2000; Rapports de l’ONU, avril et novembre 2001). Les organismes humanitaires internationaux rapportent sur un scénario du pire qui se développerait en RDC (International Rescue Committee: 2001-2002). Dès lors, la société congolaise s’est largement désintégrée et connaît une crise de grande envergure depuis de nombreuses années. Cette situation est d’autant beaucoup plus dramatique dans la mesure où la femme demeure encore la seule véritable force nourricière et responsable de l’éducation des enfants. C’est à elle qu’incombe, en tant que mère et éducatrice, la tâche d’édifier une jeunesse dynamique, mûre et responsable pour garantir la croissance et le développement national. Dans ce contexte précis, la situation de la femme congolaise, pourrait nécessairement refléter celle de la société en général. D’où la nécessité d’entreprendre une démarche adéquate et une étude approfondie sur le sujet. Dans la deuxième guerre d’invasion et d’occupation du territoire congolais (1998-2002) par des troupes étrangères, elles sont utilisées comme une main d’œuvre gratuite dans le pillage des ressources minières par les troupes mercenaires des pays voisins à l’Est de la RDC depuis 1998. La recrudescence de l’insécurité de la femme congolaise dans les zones assiégées à l’Est de la RDC par les troupes étrangères se caractérise notamment dans leur utilisation comme arme de guerre biologique, donc d’épuration ethno - sociale à travers des viols systématiques commis expressément à leur endroit par des soldats rwandais, burundais et ougandais séropositifs (Human Rights Watch : 20 juin 2002). C’est le point culminant de la barbarie et de la violence armée en Afrique centrale avec des conséquences inéluctables pour les relations internationales et la dignité humaine. Nos analyses sur les stratégies d’intervention sociale de l’ACDS et nos travaux sur le terrain nous permettront également d’examiner le rapport qui existe entre le processus d’émancipation sociale et de l’épanouissement de la femme congolaise d’une part, et celui de la solidité des structures socio - économiques (le progrès social) en RDC, d’autre part. En outre, après avoir tenté d’illuminer cette problématique, nous soumettrons une dialectique menant à des pistes de solutions et recommandations destinées à contrer l’insécurité sociale et la marginalisation structurelle ou non des femmes Congolaises qualifiées dans la gestion et le contrôle des infrastructures économiques de base, afin de favoriser leur accès aux ressources financières nécessaires pour garantir les investissements plus rentables, à moyens et à long termes, dans les petites et moyennes entreprises locales. Les axes d’intervention sociale de l’Agence Congolaise pour le Développement et la Sécurité Sociale (ACDS) devront ainsi favoriser, à titre d’un apport essentiel dans le processus de reconstruction nationale, la réinsertion et la sécurisation de la vie sociale de la femme en RDC, contribuer au soutien et à la valorisation de l’autonomie financière des femmes Congolaises et à leur participation effective dans la gestion de l’économie nationale pour le bien être communautaire et la sécurité sociale en RDC. Publique cible : couches sociales défavorisées et nécessiteuses a) Les enfants de 6 à 14 ans; b) Les jeunes de 15 à 21 ans c) les femmes adultes de 22 ans et plus Buts et objectifs poursuivis par l’Agence Congolaise pour le Développement et la Sécurité Sociale (ACDS) a)En République Démocratique du Congo L’engagement social de l’ACDS a pour but de participer activement au processus de reconstruction nationale. Il s’agit notamment : - d’encourager, de stimuler et de mieux orienter l’engagement et l’organisation des communautés féminines en RDC dans le processus de reconstruction de la vie socio-économique, notamment dans les secteurs économique et commercial; - d’évaluer leur degré de participation et de motivation dans la mise sur pied des structures socio - économiques destinées à améliorer leurs conditions de vie; - de déterminer et évaluer l’intensité de l’urgence sociale des groupes vulnérables qui sont les plus touchés par la crise et les conséquences de la guerre; - d’évaluer la répartition de la main d’œuvre féminine congolaise dans le secteur formel et informel de l’économie nationale; leurs besoins réels et les moyens dont elles disposent ainsi que les difficultés qu’elles éprouvent pour gérer leurs entreprises quotidiennes; - d’intensifier le lien de solidarité entre les Congolais(e)s dans le même souci de reconstruction nationale au moyen de l’expertise locale; - d’étudier et d’analyser les conséquences directes et indirectes de cette lacune de non encadrement efficace des activités professionnelles des femmes Congolaises et celle de non intégration effective de la main d’œuvre féminine dans le secteur formel de l’économie nationale congolaise; - de faire ressortir l’impact et l’intensité du déséquilibre que crée sans doute ce phénomène dans le processus de développement national; - de voir dans quelle mesure, une certaine réorganisation socio - économique pourrait être envisagée et un soutien réel pourrait être également accordé aux femmes Congolaises actives dans les secteurs économique et commercial (formel et informel) afin de stimuler un bon fonctionnement des marchés populaires locaux et une bonne répartition du revenu national pour contrer la pauvreté des groupes sociaux financièrement les plus vulnérables; - d’établir les liens qui existent entre une exclusion éventuelle de la main d’œuvre féminine congolaise qualifiée dans le secteur formelle de l’économie nationale en RDC et l’émergence de l’insécurité et la vulnérabilité financière permanente de plus de ¾ de la population congolaise. Cette participation active de l’Agence Congolaise pour le Développement et la Sécurité Sociale (ACDS) devra permettre la mise en évidence de l’importance du rôle de la femme dans le processus de la reconstruction socio - économique et la création des nouvelles infrastructures de base.. Ce qui nous aidera ensuite à mieux définir et à mieux déterminer le rôle et la place de la femme dans le processus de développement et du progrès social dans ce grand pays au cœur du continent africain. B) Au Canada, l’ACDS a pour mission de : - mettre en place des relations de partenariat/coopération internationale fiable en matière des échanges commerciaux, technologiques, scientifiques et culturels entre la RDC et le Canada; - apporter un soutien efficace au processus d’intégration des jeunes ressortissants Congolais et dans leur encadrement social au Québec/Canada; - sensibiliser les ressortissants Congolais vivant au Québec/Canada ainsi que les institutions québécoises et canadiennes de coopération internationale pour soutenir les efforts des femmes Congolaises dans le processus de reconstruction nationale après la guerre. Motifs justificatifs de l’engagement social de l’ACDS Compte tenu de l’importance du rôle que peut jouer la femme congolaise dans le processus du développement économique national et dans le progrès social, et en raison de son sens d’organisation et de son dynamisme, l’ACDS veut accorder à la femme Congolaise une place de choix dans ses activités et ses travaux liés à la réalisation de ce projet de société. En outre, la situation dramatique que subissent les femmes en RDC depuis de nombreuses années (1885-2003) nous incite à intervenir dans la mesure de nos capacités pour porter assistance et réconfort aux couches sociales les plus frappées par la crise ces dernières années (1998-2003). Une étude approfondie sur les activités socio - économiques des femmes congolaises, leur niveau de vie et leur mode d’organisation nous permettra à mieux cibler la mise en application des solutions qui seront envisagées, ou des suggestions pertinentes qui pourraient aider les femmes Congolaises à mieux se prendre en main. Il importe donc d’encourager et de soutenir leurs efforts pour la survie et la réorganisation de leurs communautés, en soutenant efficacement leurs activités socio - économiques pour leur épanouissement et le progrès social après la guerre, en vue de la reconstruction nationale. Par ailleurs, la République Démocratique du Congo (RDC) demeure le poumon économique de toute la région. À notre avis, pour stimuler le développement économique sur les plans national et régional, et pour prévenir, voir mieux gérer la propagation du spectre de la violence au niveau régional, le flux des réfugiés et rescapés des massacres, notamment ceux en provenance du Rwanda et du Burundi; contrer la décadence humaine, économique et écologique de la région, un soutien réel de la communauté des États au processus de développement et de la stabilité de la RDC demeure essentiel. Ainsi, le rôle des femmes en RDC dans le processus de la reconstruction de leur pays doit être largement pris en considération, car elles représentent la force motrice et le pilier du redressement social et économique au niveau national, bref, le levier du progrès social. Certes, une société congolaise mieux organisée et bien structurée sur le plan socio- économique sera - t - elle désormais non seulement apte à gérer une éventuelle faillite interne, mais surtout elle pourra mieux affronter les débordements externes des États chaotiques de la région, telles que les conséquences des rivalités et des crises ethno - politiques au Rwanda et au Burundi et leurs conséquences au niveau régional dans le contexte de la «mondialisation» qui a pris des allures criminelles et mafieuses en RDC, en flagrante violation des droits des Humains, des droits nationaux et internationaux. Par ailleurs, l’ampleur de la situation est telle que la population congolaise en général a besoin de la solidarité et d’un soutien international efficace pour se ressaisir et pour sortir progressivement son pays de l’état de délabrement dans lequel il se trouve. Cependant, avant d’entreprendre une quelconque «aide au développement», il importe d’envisager les voies et moyens efficaces pour mieux adapter et mieux intégrer toute intervention sociale dans l’organisation structurelle de la société congolaise et dans le secteur économique et commercial au niveau local, afin d’ éviter, sans doute, le scénario d’une « aide au développement » qui risquerait de renforcer le sous - développement et la dépendance des groupes sociaux vulnérables. D’où le besoin urgent de soutenir et d’augmenter la capacité d’intervention et d’études simultanées dans ce domaine, telle est la vocation sociale de l’ACDS à travers le plan d’action qu’elle propose dans la réalisation de ses projets sociaux en RDC. Jeanne-Marie SINDANI Présidente Directrice Générale |
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