CommunauteCongolaise

ACDS-COMM/février 2004

L'Agence Congolaise pour le Développement et la Sécurité Sociale (ACDS) met à la disposition de la Communauté Congolaise de Montréal Métropolitain (CoCoM) une page sur son site internet pour l'affichage des programmes d'activités de la Communauté Congolaise.
Cet accord est survenu le dimanche 22 février 2004 dernier lors d'une rencontre entre la Présidente Directrice Générale de l'ACDS, Madame Jeanne-Marie SINDANI et deux responsables de la CoCoM, Monsieur Dolly Makambo Nawezi et Arsène Mwamba, respectivement Président et Secrétaire Général de la CoCoM.

ACDS-Direction Générale.

........................................................................................................................
Communiqué 14/06 Mot de remerciement et bilan de la marche de protestation

La Communauté Congolaise de Montréal Métropolitain (CoCoM) tient à remercier tous ceux et toutes celles qui ont participé activement à la marche de protestation organisée à Montréal avec plusieurs organisations de la diaspora congolaise du Canada, notamment l'Organisation des Professionnelles Congolais du Canada (OPCC). Cette marche a été un grand succès et les Congolais ont saisi cette occasion pour prouver leur attachement à la mère Patrie, la République Démocratique du Congo (RDC).
Veuillez predre connaissance du bilan de cet événement publié par le comité organisateur de cette marche: Dr. Yona Likongo, Dolly Makambo, Lambert Opula, Jeanne-Marie Sindani, Didier Mpiana, Paul Lubendi et Paul Kanambi.

En filigrane :

Jeudi, le 10 juin dernier, la Diaspora Congolaise du Canada a marqué son attachement à la mère-patrie par une marche d'interpellation très bien réussie au centre-ville de la métropole montréalaise au Québec/Canada.
.
Objectifs : (deux).

-interpeller les alliés occidentaux du Rwanda sur les consequences humanitaires et morales des mefaits dont ils sont complices;
-interpeller les élites canadiennes sur la participation des compagnies canadiennes au pillage des ressources congolaises.

Initiateurs :

Toutes les associations actives à Montréal : la Communauté Congolaise de Montréal (COCOM), l'Organisation des professionnelles congolais du Canada (OPCC) et la Federation des Congolais de l'etranger-Section-Canada (FCE-Canada).
Pres de 250 personnes :femmes, hommes et enfants ont répondu a l'appel de la commission ad hoc, malgré la brièvete de la campagne (deux jours et demi). L'organisation était impecable.

Quatre documents ont été diffusés :

Une déclaration aux institutions internationales,
Une lettre au Premier ministre du Canada,
Un communiqué de presse destiné aux agences d'information'
Une lettre à tous les animateurs de la transition en RDC.

Étapes marquantes de la marche :

-rassemblement au parc de la Place Maisonneuve (10h30);
-mot de justification de la marche par le Porte-parole, le Dr Yona Likongo (11h00);
-marche vers le consulat des États-Unis, lecture de l'originale de la déclaration (texte ci-apres) devant le bureau des destinataires;
-marche vers le bureau du consult de la Grande-Bretagne, remise de leur copie de la déclaration;
-retour a la Place Maisonneuve, mot de remerciement et annonce des actions futures par votre serviteur;
-légère degustation grâce a la contribution de certains participnts.

Points faibles : bien que ayant été invités (tous), les organes de presse sont, encore une fois, restés impassibles la cause du peuple de la RDC; seul le quotidien La Presse, a fini par se manifester, beaucoup plus parce que les marcheurs ont reussi a créer une atmosphère particulière au centre-ville.

Coup de chapeau particulier à l'équipe dirigeante de la COCOM (le Président Dolly Makambo et la Vice- Présidente Jeanne-Marie Sindani) pour la mobilisation. Coup de chapeau pour tous les membres de la Commission ad hoc, dont le Dr Yona Likongo (OPCC), votre serviteur (Lambert Opula, de la FCE-Canada), Didier Mpambia (Magazine Afrique Expnsion), Paul Lubedi (OPCC), Jean-Pierre Wafana (RITEL), Paul Kanambi (OPCC), Alfred Kasololo (Baraza-la-Kivu), Kambale Reginaldi (artiste multidisciplinaire); Jerome Kabala (MNC/L), Ndala (UDPS).

Présence des partis politiques

Signalons une participation effective et unanime des personnes affiliées aux partis politiques congolais reprénsentes à Montréal (MNC/L, UDPS, PALU, PPRD et MLC). La récuperation de la ville congolaise de Bukavu (alors envahie), avant tout.

Ci-apres, le texte intégrale de la déclaration.

Déclaration de la communauté congolaise du Canada face aux récents événements de Bukavu

L’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo ( RDC) a été, une fois de plus, menacée et violée à la suite de la prise de la ville de Bukavu par des militaires pro-rwandais en date du 2 juin 2004.

En 1996, la guerre dite de "libération" a laissé derrière des pertes en vies humaines ainsi qu’une dévastation de la faune et de la flore congolaises. En 1988, la seconde guerre dite de "rectification" a produit un essaim de rébellions et de milices sous l’égide du Rwanda et de l’Ouganda. Ces agressions se sont soldées par des pillages, des massacres, des viols, des actes de cannibalisme et ont causé la mort de plus de 3 millions et demi de personnes!
Les récents événements se sont manifestés dès le mardi 25 mai 2004. Ils ont charrié leur lot de pillages, de viols, de vandalisme et ont ajouté d’autres morts aux 3 millions et demi de disparus que le Congo n’a pas fini de pleurer.

L’implication avérée du Rwanda dans ces événements a suscité de vives réactions des populations congolaises dans la plupart des villes et localités du pays. Les populations ont manifesté et continuent à exprimer leur indignation face à une nouvelle atteinte à l’intégrité territoriale, à l’inaction de la mission des Nations Unies pour le Congo (MONUC) et à la menace que laisse planer ces événements sur l’aboutissement de la transition démocratique au Congo.

Ces tristes événements traduisent la fragilité du processus de paix mis en place. Ils viennent de poser les prémisses de la remise en question de la transition, voire même de l’implosion de l’ensemble de la région des Grands Lacs Africains.

Suite à ces événements, les communautés congolaises établies au Canada se sentent interpellées. Elles dénoncent énergiquement les faits énoncés ci-après.

i. L’obstination des autorités rwandaises à s’assurer une forte influence sur le processus de recomposition de l’État congolais en brandissant, constamment, la carte du génocide et de la persécution fictive des Tutsi en RDC. (X)

En 1996, lors de la guerre dite de "libération", le Rwanda avait nié la présence de ses troupes au Congo. Il en était de même en 1998. Lors de la guerre dite de "rectification". Mais il s’est avéré par la suite que l’armée rwandaise était bel et bien présente sur le territoire congolais. Aujourd’hui encore, le même régime de Kigali recours au même stratagème en invoquant «l’insécurité dont seraient victimes les Banyarwanda» pour occuper l’Est du pays.

ii. La tentative de blocage du processus de transition démocratique chèrement mis en place.

À la suite des récentes avancées réalisées en RDC au chapitre d’unification des commandements militaires et de la territoriale, suivie des outils juridiques pour l’encadrement de la transition, le gouvernement rwandais constate l’irréversibilité de la prise en main par les Congolais du pouvoir d’initiative sur la mise en place des institutions républicaines. Cette lente mais positive évolution va à l’encontre de l’objectif du Rwanda visant à contrôler l’ensemble du processus de la transition politique au Congo.

Ainsi, quelques semaines plus tôt, les unités militaires dirigées par le Colonel "dissident" Mutebusi avaient pris la décision de quitter le territoire congolais pour se rendre au Rwanda sans l’autorisation de la hiérarchie militaire. Cette initiative étant contraire à la tradition en la matière et à tous les textes qui régissent la transition, elle s’est butée à l’opposition du commandement militaire congolais.

Intrigué par le progrès de la transition et contre toute attente, le gouvernement rwandais a interprété cette décision légitime des autorités militaires congolaises non pas comme un acte disciplinaire ordinaire mais plutôt comme un acte de persécution des Tutsis, justifiant son intervention militaire et un soutien matériel aux unités concernées qui viennent de mettre à sac la ville de Bukavu!

Les populations congolaises, qui subissent ainsi les affres de l’exportation sur leur territoire du conflit entre les ethnies Hutus et Tutsi du Rwanda et du Burundi, auront ainsi payé le plus lourd tribut des conflits locaux de l’après-guerre mondiale avec plus de 3 millions et demi de victimes en vies humaines, un nombre incalculable de femmes violées allant jusqu’à la mutilation de sexe, au cannibalisme, une dévastation chaotique de la faune et de la flore, la déportation des populations, les exécutions sommaires allant de l’assassinat des élites locales (chefs coutumiers, intellectuels, prêtres, etc…) aux éliminations systématiques des réseaux de résistance. (cfr rapports ONG établies daans l’est de la RDC, et particulièrement les témoignages des rescapés congolais, publiés par MSF dans l’ouvrage Silence on meurt, édité en 2002) (X)

Après la confession faite par Washington, Londres, Paris, Bruxelles et même le Vatican sur leur silence coupable ainsi que l’inaction face à l’holocauste des Juifs, au génocide des Arméniens et des Rwandais (Tutsis et Hutus ), après le sermon retentissant « Plus jamais ça », voici que la même communauté internationale prend délibérément l’option de se boucher les oreilles et de fermer les yeux face à la continuation de l’holocauste qui a déjà éliminé plus de 3 millions et demi de Congolais!
Naturellement, ce silence offre une carte blanche et une conscience tranquille à l’ange rwandais de la mort nommé Kagame.

iii. L’utilisation de la RDC comme terrain d’affrontement entre les deux principaux pôles d’influence que sont les puissances anglo-saxonnes et le reste de l’Union Européenne.

C’est dans ce bras de fer entre les complexes militaro-industriels pour le contrôle d’énormes ressources stratégiques du Congo que découle, malheureusement le silence et l’immobilisme de la communauté internationale sur le drame congolais.
En conséquence, les communautés congolaises établies au Canada exigent :

1. Une enquête pénale et internationale pour établir les responsabilités sur les événements de Bukavu et déferrer, le cas échéant, les auteurs devant les tribunaux.

2. Le respect des accords de Pretoria aux termes desquels le Rwanda s’est engagé à retirer ses troupes établies sur le territoire congolais.

3. L’application effective du mandat des troupes de la MONUC conformément à la résolution (No ?!) qui autorise des troupes à user de la force pour imposer la paix ainsi que l’accroissement des effectifs en raison de l’importance des enjeux et de l’étendue du territoire.

4. L’accélération des processus de démobilisation, de désarmement et de réinsertion des groupes armés ainsi que la réunification des forces armées congolaises.

5. L’allocation des ressources nécessaires à l’aboutissement du processus de transition qui conduira, à terme, le pays vers les élections démocratiques et transparentes.

De ce qui précède, les communautés congolaises du Canada estiment que compte tenu d’énormes potentialités économiques du Congo et de sa position stratégique à la charnière entre au moins quatre grandes régions du continent, il y va de l’intérêt de la communauté internationale de s’impliquer sans ambiguïté dans sa pacification et le renforcement de ses institutions.

Le redressement du Congo aura des effets stabilisateurs sur la région et sur le continent africain alors que le désengagement est de nature à provoquer, à court terme, des effets néfastes autant sur les intérêts des pays industrialisés que sur la sécurité internationale.

..............................................................................................................................
COMMUNAUTÉ CONGOLAISE DE MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN, en sigle, COCOM.

Conseil d'Administration (CA)

Président: Mr. Dolly MAKAMBO NAWEZI
Vice-Présidente: Mme Jeanne-Marie SINDANI P.
Secrétaire Général: Mr. Arsène MUAMBA
Conseiller particulier: Mr. Alfred MANDAKA
Relations publiques : Mr. Lucien MOKA
Trésorier: Mr. Pablo ENGELO

Contacts:

Tél. : (514) 924 3731; 883 3306
Fax: (514) 738 5580
e-mail: comcongolaise@hotmail.com
............................................................................................................................

AGENCE CONGOLAISE POUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA SÉCURITÉ SOCIALE (ACDS).
.............................................................................................................................
ACDS- COMM/Avril 2004-----Communiqué de presse-------CoCoM.

La Communauté Congolaise de Montréal Métropolitain (CoCoM) est fière de vous annoncer la création de l' «ASSOCIATION DES SPORTS ET LOISIRS LISANGA DE MONTRÉAL» pour ses ressortissants. Cette initiative a pour but de renforcer le dynamisme communautaire, les talents sportifs et l'encadrement des jeunes Congolais résidents à Montréa (Québec.)

La communauté Congolaise de Montréal Métropolitain dispose d'un parc de loisirs pour ses activités sportives depuis le 15 mai 2004.


Lieu: PARC LOUIS-RIEL 1 ARRONDISSEMENT MERCIER

ADRESSE : BOUL. ROSEMONT coin langelier à l'est de MTL.
.............................................................................................................................

ASSOCIATION DES SPORTS ET LOISIRS LISANGA DE MONTRÉAL
2605, rue Aird, suite 20, MONTRÉAL (Qc.) H1V 2W3

MEMBRES DU CONSEIL D'ADMINISTRATION:

Président: Mr. DOLLY MAKAMBO
1e Vice-président: PABLO ENGELO
2e Vice-Président: WILLY KANKONDE
Secrétaire Général: EMMANUEL MUPESSE
Secrétaire Adjoint: GANGA GODÉ
Trésorier: JACKSON ELEBE
Chargé des relations Pibliques: LUCIEN F. MOKA
Coordonnateur: ROCKY MUTOMBO MUKENDI

MEMBRES DU COMITÉ DE DISCIPLINE:

ALFRED MANDAKA
JEANNE-MARIE SINDANI
ARSÈNE MUAMBA
EMMANUEL MUPESSE
BIENVENU MULELE
WALTER NGALULA

Pour de plus amples informations, nous vous prions de contacter Monsieur Dolly MAKAMBO, le président de la CoCoM aux numéros de téléphones: (514) 738 5555; (514) 924 3731; Fax: (514) 738 5580

............................................................................................................................
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME'2004

L'Agence Congolaise pour le Développement et la Sécurité Sociale (ACDS) souhaite à toutes les femmes Congolaises une journée mémorable dans leur prise de conscience et leur détermination dans la lutte contre l'exclusion sociale et la violence, notamment la violence sexuelle contre les femmes.

L'ACDS rappelle à la femme Congolaise son rôle promordial dans sa participation à la reconstruction de notre pays, la République Démocratique du Congo (RDC). Car, la gestion masculine de la République a trahi la souveraineté d'un si grand pays et la dignité populaire ainsi que l'avenir d'un si grand peuple au Coeur de l'Afrique pendant plusieurs décennies!

Après tant d'humiliations et de souffrances sans mesure, la femme Congolaise doit prendre ses responsabilités au niveau national sur tout les plans. Désormais, le gouvernement congolais doit accorder une place de choix aux femmes Congolaises compétentes dans la prise des responsabilités dans la fonction publique et dans les secteurs économique et social de notre pays.

Les femmes Congolaises n'accepteront plus jamais de confier les responsabilités politiques de la nation aux brigants et aux criminels. Que celui qui méprise la femme aille gouverner les chiens, et non la société humaine. Telle est notre devise au 21è siècle.

Jeanne-Marie SINDANI

PDG de l'ACDS
.................................................................................................................
RDC, journée internationale de la Femme, l'an 2004
Sévère réquisitoire

Le réquisitoire présenté par le ministre de la Condition féminine Faida Muangilwa indique que la guerre a accentué la Vulnérabilité et l’état de la pauvreté de la femme et rappelle que plusieurs actions menées pour la promotion de la femme Congolaise, sont restées sans effet à cause de la politique et des conflits armés.

Evoquant les articles l7 et 51 de la Constitution de la transition qui consacrent l’égalité de tous les Congolais, l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard de la femme et sa pleine participation au développement, Faida a dénoncé la sous-représentativité de la femme dans les institutions de transition. Elle en veut pour preuve là non représentation de la femme dans l’espace présidentiel, et les ll % de ministres, 16 % de députés et 2 % de sénateurs de sénateurs.

Le même tableau sombre de la situation de la femme Congolaise a été évoquée par le représentant-résident du Pnud en Rdc, Herbert M’Cleod qui a estimé que la violence née de l’absence de l’autorité de l’Etat a confine la femme dans la pauvreté, fragilisé la famille et déstabilisé la société.

Désormais, les femmes sont plus déterminées à s’engager dans le processus du développement et de la recherche de la paix au Congo.


| L’Avenir

.....................................................................................................................